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Langue et culture Lamé: l'appel à l'union


Dans toute initiative humaine, à un certain moment donné, il faut s’arrêter pour faire un bilan : de ce qui est fait, de ce qui n’est pas et de ce qui doit être fait. Raison pour laquelle, nous avons marqué un temps d’arrêt volontaire pour réfléchir au sens profond de notre combat. Ainsi, nous reconnaissons que le combat pour l’éveil d’un peuple est long et difficile. Au début, beaucoup ne croiront pas en vous, ils vous simplifieront et après, voyant que vous avez émergé, ils vous combattront. Car pour ceux-là vous faites déjà d’office obstacle à leurs « entreprises ». Pour cela, vous devrez vous armer de courage et de détermination.



En s’engageant dans l’éveil et l’émancipation du peuple Lamé, nous avons mesuré tous ses conséquences. Nous voudrons encore aujourd’hui réaffirmer notre total engagement. Ainsi, nous appelons à l’union sacré des frères et sœurs pour qu’ensemble nous pouvons montrer aux yeux du monde que nous existons et que nous avons la ferme volonté d’exister. 

Nous savons bien qu’ici-bas, rien ne se donne. Tout s’arrache, de haute lutte et au terme d’un rude combat. Si nous attendons à ce que d’autres peuples puissent avoir pitié de nous et de venir nous aider à s’affirmer, nous aurons nos yeux que pour pleurer. Votre oppresseur d’aujourd’hui serait encore plus content si vous devenez plus assujettir. Un exemple pour illustrer, votre employeur serait très content si vous décidez de lui offrir rien qu’un 500 FCFA sur les pauvres 50 000 FCFA qu’il vous paie. Comprendra, qui veut comprendre.

Nous décrions deux attitudes du peuple Lamé qu’il faut automatiquement changer. Car à notre avis, ils seraient à l’origine de tout son malheur :

✓  Sa non-participation aux initiatives de développement. Les Lamé ont toujours préféré vivre en vase clos. Jamais ils n’ont osé vouloir diriger ou se montrer aux autres peuples. A chaque initiative de développement même sur son terroir, ils vont chercher un « étranger » pour y présider ou aux pires des cas, ils vont se désolidariser. Car ils sont toujours guidés par cette fameuse maxime : « Sowa Lamé se gi kwa meni ne mi » (Les Lamé ne font pas telle chose) sans toutefois examiner les bons et mauvais côtés de la chose.

✓ Son laxisme : le peuple est de nature laxiste. Il supporte tout, accepte tout, même l’injustice la plus cruelle du monde à son égard. Car il est animé par la peur de perdre ses petits acquis, oubliant que : « qui ne risque rien, n’a rien ».

Ainsi, nous devrons changer notre attitude et aspirer au développement. Nous devrons nous soutenir les uns les autres. Pour nous affirmer aux yeux du monde, nous devrons user de tous les moyens possibles. Que le Dieu de nos ancêtres nous vienne en aide !

   

MOUNTCHI Gilbert

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